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Lundi 26 juin 2006

 

"Ecrire... Entre rêve et hésitations, nous naviguons parfois. Comment se lancer ? ... "

Voici la 4ème de couverture de ce très précieux livre de Marie-Christine Guillon, "L'envie d'écrire, oser l'aventure des mots". Je suis en train de le feuilleter pour puiser des idées, des envies... un joli petit bonheur...

Un autre très bon ouvrage, qui propose des jeux d'écriture tels que l'on peut en trouver en Ateliers, "Ecrire, un plaisir à la portée de tous : 350 techniques d'écriture créative" de Faly Stachak. Je ne le connais pas mais j'attends une occasion de me l'offrir.

 

Encore un très bon livre: "Petite fabrique de littérature 1" de Alain Duchesne, Thierry Leguay chez Magnard qui existe également en coffret avec 3 autres livres (j'ai bavé dessus pendant une demi-heure l'autre jour au Grand Cercle):"Lettres en folie (2"); "Les petits papiers, écrire des textes courts (3)"; " La petite fabrique d'écriture (4)".
Un équivalent de grande qualité, adapté aux adolescents: "L'agenda de l'apprenti écrivain", Susie Morgenstern - Theresa Bronn, La Martinière jeunesse.
Un cahier d'activités, un carnet de route, pour déclencher ou soutenir l'envie d'écrire, dès 12 ans.

Et un site qui propose d'autres références de livres (voir la rubrique enfants, très riche à mon sens): "Créativité et écriture : des ouvrages à la gloire de la contrainte"


Samedi 24 juin 2006

Fermer les yeux.
Glisser dans le désir.
Ne rien m’interdire.
Oublier le vrai.

Traverser les plaines.
Etre une autre.
Etre moi-même.
Oublier le loin.

Onduler dans le flot.
Respirer plus fort.
Adorer mon corps.
Oublier le bien.

Avaler son odeur.
Enfoncer mes doigts.
Lécher sa peau…là.
Oublier le mal.

Me laisser mordre.
Me laisser prendre.
Ne plus avoir peur.
Rêver l’impossible.

 

 

Lundi 2 janvier 2006

Mes chers lecteurs (ça fait sérieux, là, hein?),

Que vous soyez amis de la vraie vie, amis du net, ou les 2 à la fois,

Que vous me connaissiez en dehors de ce petit blog, ou à travers les traces que j'y laisse,

Que vous soyez des lecteurs réguliers (merci merci merci) ou occasionnels (merci aussi ;) )

Je vous souhaite à toutes et à tous une ...

Bonne année 2006!

Une année douce avec de l'amour, de la tendresse et une santé florissante,

Une année riche avec de belles découvertes, de belles rencontres, d'heureuses surprises,

Une année positive avec des bonnes résolutions que l'on arrive à tenir jusqu'au bout, des projets qui aboutissent, des problèmes qui trouvent solution,

Une année pimpante avec des clins d'oeil, des petits bonheurs à tous les coins de rue, de la magie dans le quotidien.

Et pour mon petit blog, je lui souhaite de vivre et d'intéresser longtemps encore... pour pourquoi pas avoir la possibilité de vous souhaiter ici une bonne année 2007!

Merci à tous et à très vite!

Fanny

Samedi 12 novembre 2005
Avec la légèreté d'un souffle, la fragilité tranquille d'un destin,
Petite plume numéro un est venue habiter notre désir...
Nous l'attendions depuis longtemps, cet air neuf, cette promesse d'avenir
Et la voici, sept octobre deux mille deux, entre angoisse et risque vital
Qui pointe son nez mutin et sa sérénité contagieuse,
Balaie tous nos doûtes d'une moue adorable,
Nous ancre dans le maintenant et la certitude de notre amour partagé...
Nous sommes parents, quel bonheur innénarable, inégalé!

De l'amour, toujours, et tant de joie, que parents nous voulions l'être encore!
Petite plume numéro deux décida de nous surprendre et se laissa à peine désirer...
Et regarder petite plume numéro un grandir et s'épanouir,
Tout en même temps que mon ventre rond à nouveau...

Et le jour d'être maman une seconde fois, te mettre au monde
Le dix février deux mille quatre, petite plume numéro deux,
En me laissant porter par la force et la sauvagerie de la nature,
Moment parfait et unique où je t'aidais à naitre en renaissant moi-même...
Il nous faudra pourtant du temps pour nous reconnaitre...
Toi qui n'était qu'un souffle, tu t'es faite ouragan et tu nous as fort secoués!
Mais j'ai ouvert mes bras si grands lorsque l'amour submergea la peur,
Que ta tempête s'y est lovée et, petit à petit calmée, nous a bercés doucement...

Mes petites plumes...
Jamais je n'aurais cru possible de tant aimer.
Mon coeur est immense, il bat pour les vôtres... Bien plus vite et plus fort depuis que vous êtes là.
Je pleure souvent, de chagrin, de bonheur: depuis vous, les peines sont plus tristes, les joies plus gaies, émotions puissance mille...
Petites plumes qui soufflez le chaud le froid, petites tempêtes impétueuses et adorables...
Puissiez vous devenir grandes et fortes,
mais garder face à la vie, cette légèreté de l'enfance,
et ne jamais, jamais, jamais oublier,
que vous êtes et serez toujours de précieux cadeaux de la vie,
aimables et aimés...

Vendredi 11 novembre 2005

Dimanche 07 Septembre.

Et voilà. Obligée de bosser un dimanche. Tout ça parceque c’est la rentrée et qu’ils doivent tous acheter leurs cahiers format A4 petits carreaux et leurs bics 4 couleurs.
Remarque, je ne sais pas de quoi je me plains, je vais toucher un peu plus et de toutes façons, je m’emmerde toujours, le dimanche.
...
Me voilà rentrée. Il y avait un monde fou. J’ai dû tout passer à toute vitesse. Que des familles avec de grands enfants. Ca râlait ferme sur le prix du classeur Harry Potter ou de la trousse Dora. Inintéressant.
En plus, je me suis encore pris la tête avec Véro pour une histoire de papier de caisse... je sens que je vais finir par exploser.
Un mec, probablement divorcé, m’a fait une drague un peu lourde sous les yeux de son fils. Il essayait de deviner mon prénom à partir de mon initiale, m’a demandé si mon n° de téléphone figurerait sur le tiquet de caisse... J’avais honte pour lui.
Demain je bosse de soir. Ca va être plus intéressant. J’espère que je vais le voir.

***

Lundi 8 septembre.

Bonne journée.
Ce matin, j’étais réveillée aux aurores. Il faisait beau. J’ai eu envie de sortir pour prendre l’air. Mais vaquer seule et sans but, je ne sais pas faire. Je devrais peut-être me trouver un chien.
Tout à coup, j’ai eu une illumination: et si j’allais courir?
J’ai retourné mon appartement à la recherche de mes vieilles baskets... qui étaient en fait sagement rangées dans une boite en haut du placard du couloir. C’est toujours les choses que je range que j’ai le plus de mal à retrouver... Ma mère ricanerait de m’entendre parler de mon bazar organisé.
Je suis allée courir dans le bois, derrière la résidence. Il faisait doux et clair et l’air sentait bon l’air, et la nature était calme. Je n’entendais que les oiseaux, et le bruissement des feuilles et à peine le murmure des trains au loin.
Quand la fatigue a commencé à venir, je me suis concentrée sur ma respiration et je me suis écoutée. Je suis devenue une sorte de spectatrice de mon propre effort, comme si je n’avais qu’à entendre mon souffle rythmé, profond, rauque. Comme si je n’avais qu’à sentir mon coeur battre à mes oreilles et dans mon cou. Comme si je n’avais qu’à apprécier le contact du sol sous mes pieds. De temps en temps, je sentais mon souffle accélérer, devenir haletant. Puis il reprenait son rythme de croisière.
C’était bon. Il a commencé à manquer vraiment et je suis revenue à mes jambes, à mes bras, et surtout à ma tête qui me disait "oui, eh bien tu en as fait assez pour aujourd’hui, en plus, après quoi est-ce que tu cours?"
J’ai regardé ma montre. Cela faisait 20 minutes. J’ai marché. J’étais un peu perdue, n’ayant pas prêté attention aux chemins que je prenais. Mais au loin, le passage des trains me guidait.
En rentrant, je me suis allongée, j’ai transpiré, je me suis douchée. J’étais bien. J’aimais mon corps qui acceptait de courir quand je le lui demandais.
Ensuite, je suis partie au magasin.
J’ai pris ma caisse et j’ai attendu. Attendu midi. Il n’est pas venu.
Mais c’était une bonne journée. J’ai vu mes vieux amoureux.
Je ne sais pas quel âge ils peuvent avoir. C’est un petit couple frêle, qui avance dans la vie à pas mesurés mais sûrs encore. Ils sont toujours habillés de vêtements sans âge, passés mais impeccables. Ils parlent peu mais sont toujours polis. Entre eux, on sent qu’il n’y a pas besoin de mots. Leurs regards sont lavés, comme leurs habits, mais pétillent encore de fraicheur et d’humanité. Leurs mains se touchent et toute la tendresse du monde semble les unir.
Ils viennent toujours à ma caisse.
Je les vois arriver en me souriant timidement. Je passe les articles lentement, afin qu’ils puissent ranger dans leurs 2 paniers avec toute la méticulosité voulue leurs fromages, leurs yaourts aux fruits, leur shampooing doux, leurs savonnettes... et le vendredi, le rôti qu’ils offrent probablement à leurs enfants en visite.
Le monsieur sort de son portefeuilles en cuir un chéquier soigneusement replié et écrit à belles lettres tremblotantes, avec un joli stylo de ceux que l’on reçoit en cadeau.
Quand je vois cette permanence et cette sérénité, ça me donne confiance en l’avenir.
Même si j’ai peur que tout ça ne soit jamais pour moi.
***
Dimanche 14 Octobre

Hier soir, je ne savais pas quoi faire. Comme d’habitude. Les autres m’ont proposé de sortir avec eux. Je me demande pourquoi ils m’appellent. Peut-être pour avoir quelqu’un pour passer leurs humeurs et les faire rigoler.
Ils boivent toujours trop. Ils me traitent tantôt comme un vieux pote, tantôt comme une poupée.
Je suppose que je ne vaux pas mieux à leurs yeux.
Mon boulot les fait marrer, même s’ils se défendent de juger les gens sur leur catégorie socio-professionnelle. Caissière, le comble de la misère intellectuelle.
Ils ont ri quand je leur ai dit que je m’amusais à deviner la vie des gens au contenu de leur caddie. Ridicule. Je suis comme ça, ridicule, on dirait.
Pourtant, on est pareils. Tous à chercher la même chose: combler du vide. Tromper l’ennui. Rompre le face-à-face insupportable avec soi-même.
C. me plait physiquement. Je ne sais pas pourquoi. De tous, c’est celui qui me malmène le plus. Je préfère ça a de l’indifférence polie. De toutes façons, quoique je fasse, je serais toujours une conne sympathique à ses yeux.
Donc, je ris à ses blagues, même quand j’en suis l’objet. J’acquièce gentiment à ses théories de pochtron.
Je suis sûre qu’un jour il va se laisser aller... Etre lui-même. Tout ce qu’il déteste. Ce sera avec moi. La gentille gourde qui ne ferait pas de mal à une mouche.
En attendant, je me sens assez mal. J’ai oublié mes lunettes chez lui cette nuit. On peut appeler ça un acte manqué.
Il va penser que c’était volontaire.
J’y vais. On verra...


~*AlbumDeTrucs*~

*~C'estBeau!~*

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~*~Merci!~*~

Ce petit site existe depuis le 11 Novembre 2005.
Le compteur a été mis en place le 11 Décembre
après que 1085 visiteurs aient parcouru ces pages...
Merci à eux. ;) 
 
En ce moment, 1  curieux se promène(nt) sur ce petit blog.
Merci pour votre visite!
@ très vite.

 
Fanny
 
   
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